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Pulsations #4

du 23 au 28 juin 2024

Cette année, Pulsations embrasse le thème de l’art et du sport ! L’événement atypique, impulsé par la Compagnie Florence Lavaud | Chantier Théâtre en 2021, invitera artistes professionnels et sportifs à concevoir ensemble, en binôme, une "fulgurance" artistique pour le jeune public.

 

Dans une volonté de mettre en dialogue ces deux univers, cinq jours seront d’abord consacrés à la recherche artistique, au Lieu. Les fruits de ces rencontres insolites seront présentés au grand public à la fin de la semaine. 

 

Cette nouvelle édition, privilégiant la diversité et l’ouverture, compte parmi ses participants des talents émergents et établis, tant locaux qu’internationaux (Québec, Burundi), invités en partenariat avec la compagnie québécoise Voyageurs immobiles.

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Une édition organisée en partenariat avec la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), l’Agence culturelle départementale, la Commune de Saint-Paul-de-Serre et la Compagnie québécoise Voyageurs immobiles.

Jérémy Bertin, « Mon père disait : au rugby, une passe est un cadeau »

Le programme

Mardi 25, mercredi 26 et jeudi 27 juin à 19h30

Nouveauté de cette édition : les Forums de Pulsations !

Ouverts à toutes et tous, en présentiel ou en ligne, les « Forums » sont des moments d'échange portant sur des thématiques soulevées par l'objet de l'édition. Afin de déclencher la parole et favoriser le débat, 3 à 6 personnes sont invitées à faire part de leurs points de vue et expériences. 

Les Forums permettront cette année d'explorer les liens ténus entre art et sport. Les thématiques seront les suivantes : 
Mardi 25 — Performance, handicap, corps décidé et agissant : Quelle marques ? 
Mercredi 26 — Le corps, les failles, les blessures, les émotions : Virilité et féminité
Jeudi 27 — Esprit d’équipe, collectif, transmission, hors-jeu

Mercredi 26 juin à 18h

Représentation de la pièce sonore « Moi, dans 20 ans », une création de la Cie Florence Lavaud en partenariat avec l’ACDDP et le collège de Vergt

Se projeter dans l’avenir, en dépassant les lieux communs et rêveries convenues. C’est ce qu’ont fait quatre classes du Collège des Trois Vallées de Vergt dans le cadre des « récoltes », prémices à la création de ce Portrait. 

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Vendredi 28 juin 

19h – Restitution des recherches par les binômes
20h – Représentation de « Mon père disait, au rugby une passe est un cadeau » par la Cie Florence Lavaud, de et avec Jérémy Bertin - Ancien rugbyman de l’équipe de France de rugby à 7
20h30 – Auberge espagnole – chacun apporte quelque chose à partager – en partenariat avec le Némo (Bar de Saint-Paul-de-Serre)
21h30 – Clôture avec DJ (sous réserve)

À la fois premier pas au plateau et première écriture, ce Portrait est le fruit d’une rencontre entre une metteure en scène et un rugbyman professionnel amateur au théâtre. Il invite à s’interroger sur la notion de collectif à travers le prisme du sport. Que signifie de nos jours « faire équipe » ou « jouer collectif » ? 

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Les participant·e·s

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Basketteuse

Marlyse Bourdeau

« « La sportive » voilà comment les professeurs me distinguaient dans les classes. Je suis née il y a quarante-quatre ans au Cameroun. À l’âge de huit ans mon père ancien coopérant, nous a ramené dans ses valises ma mère et moi. En terres Girondines, j’ai commencé le basket à neuf ans. Jusqu’à mes trente ans j’ai joué au basket en haut niveau (équipe de France jeune et Ligue 2) parcourant la France. En 2010, j’ai arrêté le basket lors de ma première grossesse et j’en ai profité pour me former en tant qu’entraineur. Depuis 2015 j’entraine des jeunes filles entre 13 et 18 ans au niveau championnat de France. Le basket a toujours fait partie de ma vie, mon père était entraineur, j’ai été joueuse professionnelle et maintenant je suis à mon tour entraineur. Mon mari est un entraineur de haut niveau (INSEP), et devinez quel sport pratiquent nos deux enfants ? Depuis toute petite je considère les quatre cent vingt mètre carré du terrain de basket comme ma scène d’expression. J’y suis libre d’exprimer mon talent, mes joies, mes déceptions, mes objectifs, mes croyances… Je dis souvent à mes joueuses que le basket est un art. Au sens où avec beaucoup de travail, de passion, un peu de talent et de chance, on peut créer de grandes choses. »

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Auteur-comédien

Marc-André Charette

Établi à Gatineau (Québec), Marc-André Charette a participé à plus d’une cinquantaine de projets en tant que comédien, tant dans sa région qu’en tournée à travers le Canada. Depuis quelques années, en plus de l’interprétation, il se consacre aussi pleinement à l’écriture et la création. Il travaille activement à la création de « Des frères » pour lequel il a reçu le prix du Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles. Ce projet explore le thème de la souffrance et de la douleur chez les hommes. En novembre 2024, il présentera « Votre appel est important pour nous ». Cet objet politique combinant le mouvement et la parole questionne la façon dont nous prenons soin des personnes âgées vulnérables. Finalement, deux de ses créations seront présentées à La Nouvelle Scène d’Ottawa en mars 2025 : « Le taureau », produit par le Théâtre Catapulte et « Le vide » produit par le Théâtre Trillium. Marc-André Charette s’intéresse aussi à la course sur route. Il a complété son 50e marathon en avril 2024.

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Judoka

Walia Loustalot

« Biographie très évasive. Qui montre du bout de l’ongle une pulsation de vie intensément philosophique : Mon prénom est Walia, qui signifie « lever des brumes » en Amérique du sud. J’ai 22 ans et je suis judoka. Je pratique quelques autres sports de combat par passion. Ces quelques lignes sur moi sont comme une belle vitrine que nous exposons dans l’espoir de faire émerveiller les gens lorsqu’ils en croiseront la route. Chaque mot n’y est pas laissé au hasard. Et chaque son procure une confiance naissante à mon égard. Je suis de ces gens qui apprennent chaque jour comme s’ils étaient éternels et qui vivent chaque instant comme s’ils allaient mourir demain. »

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Plasticienne-marionnettiste

Aurélia Moineau

« Comme tous les mômes, j’ai grandi avec des crayons dans les mains et j’ai eu la chance de ne jamais les abandonner, ce qui m’a permis de me rendre assez vite compte que la créativité avait le pouvoir d’apporter de la joie mais aussi de l’apaisement. Pendant mes études d’art, je suis passée par le dessin, la peinture, la gravure, le pliage, la sculpture et je ne répondais qu’en volume aux sujets d’illustration narrative dans laquelle je m’étais spécialisée. Après quelques années d’illustration et de création d’albums jeunesse, mon goût pour la sculpture s’est confirmé et ma pratique s’est affinée. Le mélange narration/volume m’a assez vite amenée à la marionnette ainsi qu’à la scénographie. J’ai eu la chance de travailler sur des projets riches et variés pour des compagnies de Belgique, de France et de l’Océan Indien où j’ai habité pendant 15 ans. Aujourd’hui installée à Périgueux en Dordogne, où j’ai ouvert mon atelier au public, je mêle avec bonheur mes deux pratiques d’artiste plasticienne et de marionnettiste scénographe qui se nourrissent et se répondent. »

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Chorégraphe-musicien

Josué Mugisha

Josué Mugisha est un metteur en scène burundais dont le combat artistique est de trouver dans le corps une libération de la parole. Il est également auteur de la technique de la Boule qu’il pratique depuis 2018 avec la compagnie de théâtre Troupe Les enfoirés de SaNoLaDante dont il est directeur artistique, et la compagnie de danse Incuti dance dont il est chorégraphe. Avec des formations en arts de la scène à TDTS Worcester en Afrique du Sud, en techniques de mise en scène au Labo ELAN des Récréâtrales au Burkina Faso, en techniques de danse centre africaines et de la technique Acogny à l’école des Sable au Sénégal, il crée des pièces où le mouvement, la parole et la musique se fusionnent pour transposer le monde invisible au visible. Il a mis en scène une dizaine de pièce de théâtre et de danse dont « Les rassérénées » (lauréate ‘des mots à la scène’), « la première danse politique » (finaliste ‘danse élargie’). Il a aussi joué comme acteur ou danseur dans plusieurs pièces comme « Plaidoirie pour vendre le Congo » dans la mise en scène d’Aristide Tarnagda (en tourné européenne et en Afrique de l’Ouest), et « East African Boléro » (en tourné européenne et en Afrique de l’Est) dans la chorégraphie de Wesley Ruzibiza.

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Cavalière voltigeuse

Margot Réault

« Baignée dans une culture équestre depuis petite, je grandis entourée des chevaux, avec eux, dans la ferme équestre familiale. Je dresse très jeune mes premiers chevaux, et je construis ma vision de l'équitation dans les livres de grands écuyers. A 13 ans je vois naître Undo, mon cheval de cœur, malheureusement atteint d'une maladie oculaire dégénérescente qui lui fait perdre la vue. Je me questionne quant à nos capacités à pouvoir continuer. Je le laisse pendant quatre ans pour aller travailler à l'Académie Equestre de Versailles où je reçois une formation intensive en dressage et où j'ai la chance de travailler un grand nombre de chevaux. À mon retour, tout le monde pense que je ne pourrai plus rien faire avec Undo : il ne voit plus rien. Mais j'essaie, et ça fonctionne, il m'accorde sa confiance. Maintenant je suis ses yeux. Nous reprenons la compétition de dressage en obtenant la troisième place aux championnats de France Enseignants en 2023. Nous poursuivons nos progrès en gagnant nos reprises en 2024, contre des chevaux qui ne présentent pas de handicap et dans des épreuves plus techniques. Pour moi, la compétition équestre, parfois critiquée, ne doit aller qu'avec une écoute sensible et profonde des chevaux et une grande humilité. »

Photos

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